Devenir mère

Difficultés pour tomber enceinte, mon histoire

Le jour où je suis devenue maman…

Petite fille j ‘avais deux rêves, rencontrer l’amour et avoir des enfants…

Aujourd’hui j’ai la chance d’avoir pu concrétiser ses rêves. J’ai rencontré mon chéri jeune. Nous avons construit notre vie d’adulte ensemble avec de beaux projets, dont deux magnifiques enfants, en toute objectivité ! 😉

Ma vie a changé lorsque je suis devenue mère, pourtant je m’y étais préparée !

Notre parcours pour avoir notre premier enfant fut long et difficile. J’ai découvert que quelque chose n’allait pas en moi. Après plusieurs semaines après l’arrêt de la contraception, je n’avais toujours pas de retour de cycle naturel. J’espérais être déjà enceinte…

Première désillusion, je n’étais pas enceinte, et je n’avais toujours pas eu mes règles depuis 3 mois ! J’ai pris rapidement rendez vous chez ma gynécologue. Le diagnostic était posé après une échographie de mes ovaires…

J’ai découvert que je souffrais d’un syndrome des ovaires polykystiques dit « OPK ». Première douche froide, je n’avais jamais entendu parlé de ça. J’ai fait un peu de recherche pour en connaitre plus. Malheureusement c’est un syndrome peu connu par les médecins.

La seule chose que j’ai compris à ce moment c’est que le chemin pour devenir mère risquait d’être long et difficile…

Comment tomber enceinte lorsqu’on n’ovule pas ou très peu, en ayant des cycles de 90 jours?!

J’ai commencé différents traitements hormonaux. Duphaston et Clomid était devenu mes nouveaux amis !

Après plusieurs stimulations, différents traitements pour équilibrer mes cycles, j’ai enfin pu connaitre la joie des 2 traits sur le test de grossesse !

Malheureusement ma joie fut de très courte durée. A la 5eme semaine, des saignements, des crampes abdominales, et plusieurs allers retours aux urgences. Après confirmation de ma fausse couche, j’ai du faire le deuil de cette première grossesse, qui se terminait…

J’ai eu beaucoup de mal à m’en remettre, cette grossesse représentait tellement pour moi…

Mon chéri ne comprenant pas l’épreuve que je traversais. Pour lui rien n’était concret, ce n’était pas grand chose…

Et pourtant, tant de choses se passait en moi, des variations hormonales, aux premiers symptômes de grossesse. L’imagination débordante qui me projetait dans l’accomplissement de mon rêve…

Puis plus rien, tout était fini !

Après ça, j’ai décidé de stopper les essais bébé. Plus de stimulation, plus de traitements, j’ai décidé d’avoir de nouveaux projets ! Faire une pause était devenue pour moi essentiel.

A l’époque je travaillais auprès des enfants, et des femmes en gynéco-obstétrique à l’hôpital, mais ça me rappelait trop mes échecs !

Alors pendant 6 mois, je me suis concentrée sur autre chose, pour mieux me reconstruire physiquement et psychologiquement.

Un déménagement et un changement de travail m’ont permis de focaliser mon attention sur autre chose. Mon besoin viscéral de devenir maman était un peu moins présent.

Je suis tomber enceinte une deuxième fois, dès le premier cycle après la reprise de la stimulation ovarienne. J’ai eu beaucoup de mal à me projeter et à y croire. A la 6eme semaine d’aménorrhée, de nouveaux des saignements. La crainte d’une deuxième fausse couche me terrifiait…

En effet la première écho faite en urgence chez ma gynécologue, a montré un décollement placentaire. Je suis restée alitée plusieurs semaines et elle m’a prescrit des ovules de progestérone pour favoriser le recollement placentaire !

Quinze jours plus tard, l’échographie de contrôle confirmait que tout allait bien. Il n’y avait plus de décollement. J’ai pu voir apparaitre une lumière qui clignotait ! Une bulle d’amour avec un petit cœur qui bat, c’était magique.

Que de montagnes russes émotionnelles, j’en avait le tournis ! Encore 4 semaines d’attente et le délais des 12 semaines serait écoulé. J’allais atteindre le cap du premier trimestre pour pouvoir enfin y croire !

A chaque étape de ma grossesse, j’avais peur que quelque chose ne fonctionne pas, que tout s’arrête du jour au lendemain !

Le premier trimestre était passé, je soufflais enfin !

Je fais les prises de sang prescrites pour vérifier l’absence de trisomie 21. Ce test sanguin n’est pas obligatoire et n’est pas fiable à 100%, mais il est fortement recommandé.

Et là tout s’est écroulé, ma gynéco m’a appelé en urgence. Mes résultats étaient anormalement bas. Elle m’ a annoncé qu’il y avait un risque de trisomie 18 !

Mon monde s’écroula…

Sans plus d’explication, ni compassion, ni preuve, elle m’apprenais que le bébé que je portais en moi, ne survivrait surement pas si la trisomie 18 se confirmait !

Cauchemar! Mais pourquoi le sort s’acharnait sur moi?!

J’ai même pensé que le bébé que je portais était un monstre. Je regrettais presque d’être tomber enceinte, je souffrais tellement !

Puis je me suis ressaisis, j’ai consulté à la maternité où je mettais inscrite pour accoucher. J’ai pris rendez vous en diagnostic prénatal.

Ils m’ont tout de suite rassurée, pour eux mes résultats n’étaient pas catastrophiques. Légèrement bas, pour eux ce n’était pas alarmant. Ils regrettaient que ma gynécologue m’ait fait ce diagnostic sans ne rien n’y connaitre et surtout sans confirmation!

Il me restait à attendre encore 4 semaines, l’échographie des 18 semaines, permettant d’écarter tout risque de malformation.

Étant dans un état de stress tel, j’ai pleuré, exprimé tout ce que je ressentais, pour ne rien garder au fond de moi.

Alors j’ai pris du recul sur moi, sur la vie qui se développais en moi, et j’ai prié ! J’ai prié Dieu, l’univers, l’enfant qui grandissait en moi de me faire un signe. Un signe pour me rassurer et me dire que tout irait bien !

Et là allongé sur mon lit, les yeux fermés, j’ai senti mon bébé bougé…

Un message, comme pour me dire « Maman je suis là. Ne t’en fais pas tout ira bien. Je vais bien, et ai confiance en nous ».

Ce fut un moment inoubliable, ma fille a répondu à mon appel de détresse, et m’a redonné du courage.

Je cherchais un accompagnement pour poursuivre ma grossesse plus sereinement. C’est là que j’ai découvert l’haptonomie. Ce fut d’une aide précieuse pour souder notre famille en devenir. Pouvoir communiquer avec mon bébé avec le futur papa, tout au long de ces mois, m’ont permis de lâcher prise et d’être plus confiante.

Le reste de ma grossesse se passa plus sereinement, malgré des contractions à 6 mois, et un accouchement prématuré à 8 mois.

J’ai pu tenir ma fille dans mes bras le 25 janvier 2016, une petite crevette de 1kg940 prématurée, mais en pleine santé !

Quelle joie intense j’ai  ressenti en découvrant mon bébé pour la première fois. J’étais enfin rassurée de sentir ma fille tout contre moi.

Puis 18 mois plus tard, un miracle s’est présenté à nous. Sans prévenir, et après un soucis de contraception, une deuxième grossesse est arrivée. C’était un cadeau de la vie ! Sans l’avoir prévu, notre famille s’est agrandit d’un deuxième bébé. Comme une évidence, huit mois plus tard nous étions 4!

Toute mon histoire, pour vous donner du courage et ne pas perdre espoir.

Je connais plusieurs couples dans mon entourage qui ont connu un parcours PMA. Le chemin pour devenir parent peut être long et compliqué. Aujourd’hui ils ont la chance, eux aussi d’avoir des enfants.

En effet, malgré les obstacles, et les épreuves, une suite heureuse est possible.

Aujourd’hui je suis l’heureuse maman de deux enfants en parfaite santé.

 

Prenez soin de vous et de votre famille

Amandine

 

Un commentaire

Leave a Reply

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *


CAPTCHA Image
Reload Image