Devenir mère

Comment aimer et détester ses enfants sans culpabiliser?

Avant de devenir mère, j’avais pas mal d’idées préconçues sur la manière d’éduquer des enfants!! « Mes enfants n’auront jamais de tétines ça abime les dents! Ils ne feront jamais de comédies dans les magasins. Ils feront leurs nuits tout de suite en sortant de la maternité, etc … »

Et un jour j’ai eu la joie de devenir mère, et de découvrir l’univers de la parentalité… Tout ce que j’ai pu lire, voir, entendre, tout était flou dans ma tête! Les nuits hachées et la fatigue accumulée n’aidant pas à avoir les idées claires. J’ai frôlé de peu le burn out parental!!

En commençant par un accouchement prématuré, ma fille ne pesant qu’1kg940 à la naissance, un début d’allaitement difficile, 9 jours d’hospitalisation en unité kangourou, et un RGO! Les premières semaines de ma fille ont été très éprouvantes, et ce jusqu’à ses 18 mois…

J’ai appris à devenir mère, au fil des jours, et j’ai tenu bon.

Comment aimer et détester son enfant sans culpabiliser?

Il est normal à certains moments d’être à bout, d’avoir des émotions tellement contradictoires qu’on en a le tournis. Oui nos enfants on les aime plus que tout. C’est surement la plus chose que l’on fera beau dans notre vie. Et parfois qu’est ce qu’on peut les détester!! Et c ‘est OK ! Tous les parents ressentent ces émotions, bien sur on se retient de les tailler menu !

Voici quelques clés pour survivre à cette première année de parentalité:

1- Accueillir ses émotions: la joie d’un sourire de son enfant, la colère, le sentiment d’impuissance face à la douleur de son enfant, l’incompréhension des pleurs de son bébé, la tristesse , et l’agacement du énième réveil nocturne. Accueillir ses émotions pour mieux les gérer. Nous avons le droit de ressentir toutes ses émotions, et c’est normal. Nous sommes humain tout simplement.

2- Déculpabiliser, personne n’est parfait, et on fait ce que l’on peut. Selon Montesquieu « le mieux est le mortel ennemi du bien », ce qui veut dire que la recherche de la perfection est vaine. Faire ce que l’on peut en tant que parent, c’est le plus important.

3- S’entourer des personnes aidantes, famille, amis, professionnels de santé, qui sont dans la bienveillance et l’écoute.

4- Passer le relais pour s’accorder du temps pour soi.

5- Parler à son enfant de ce que l’on ressent, et lui expliquer pourquoi. Mettre des mots sur ses maux est essentiel.

6- Prendre conscience que cette période difficile passera vite, car tôt ou tard les difficultés que l’on rencontre s’estomperont.

7- Aimer, c’est d’abord l’amour de soi et connaitre ses limites pour mieux aimer sa famille.

Après ces clés, j’aborde un sujet sensible, mais qui mérite d’en parler: « le syndrome de bébé secoué ». Tout parent informé, peut être en mesure d’éviter le pire. Avant de commettre l’irréparable, si vous sentez que vous perdez pied, que vous êtes à bout, posez votre enfant en sécurité dans son lit et prenez de la distance. Ayez conscience que quoi vous ressentez, vous n’êtes pas seul, et qu’il est temps de vous faire aider.

Si les pleurs de votre enfant vous pousse à bout, laissez le quelques minutes dans sa chambre et respirez un bol d’air frais dans votre jardin ou sur votre balcon. Passez l’aspirateur, le bruit couvre les pleurs de bébé, et peuvent l’aider à s’endormir ! Bref trouver un alternative à cette violence que vous rencontrez, car le manque de sommeil peut être un torture ! Ne restez pas seul, parlez de vos difficultés, car beaucoup de parents y sont confrontés.

J’espère que cet article vous aura aidé, et vous comment vivez vous votre parentalité?

Prenez soin de vous et de votre famille

Amandine

Leave a Reply

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *


CAPTCHA Image
Reload Image